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L'exil de l'archer

 
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chucks
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MessagePosté le: le Mardi 02 Jan 2007, 02h49    Sujet du message: L'exil de l'archer Répondre en citant

Nous y voila, le temps est au plus froid et la nourriture commence à manquer. Le vieux mendiant grelotte près des temples pour glaner ici et là quelques couronnes en risquant sa vie face au froid s'insinuant d'avantage chaque jour au plus profond de son être.

Certains pour se réchauffer, où gagnés par la folie hivernale, se jettent à corps perdu dans les mines alentours où le temps y est pourtant encore plus glacial. Qu'à cela ne tienne, ceux ci sont prêts eux aussi à risquer leur vie pour affronter fantômes et autres spectres sans noms mais surtout pour rechercher trésors et lieux inexplorés dont ils ont entendus parler dans les contes et légendes locales.

D'autres y préfèrent les plaines alentours où pourtant le vent glacial traverse les plaines d'un bord à l'autre, gelant les créatures les plus sauvages des alentours qui se rapprochent alors de Pont de Pierre en espérant y trouver chair fraîche et chaleur. Il faut bien alors repousser cette marée d'orcs, farfadets et trolls se rapprochant un peu plus chaque jour de la cité, poussés par le froid.

Enfin les derniers restent à Pont de Pierre, préférant se croire en sécurité à ne rien faire derrière les vieux murs de la ville mais oubliant que c'est ici et en cette saison que voleurs et autres assassins savent profiter du temps glacial et de l'engourdissement de leurs victimes pour exceller dans leur art, rendant la ville peut être encore plus dangereuse que les terres extérieures.

Quand à lui, que certains nomment "l'archer" sans trop se souvenir de son vrai nom, il part s'exiler dans ces terres inconnues pour en cartographier les moindres recoins. Profitant du froid et de l'absence de créatures dans les terres les plus glaciales et isolées, il s'aventure vêtu d'une épaisse peau très chaude sous laquelle il n'a pas oublié de prendre ses armes et armures préférées, un sac contenant le minimum vital à son expédition et les ébauches de cartes qu'il avait préalablement commencées à tracer les hivers précédents. Peut être l'apercevrez vous de temps à autres quand, poussé par la faim ou l'envie de voir les siens il passera rapidement par Pont de Pierre ... peut être.


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chucks
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MessagePosté le: le Vendredi 06 Avr 2007, 13h24    Sujet du message: Répondre en citant

La bête, traquée, court à travers les bois de Fortepousse. Elle s’adosse à un des arbres de l’orée du bois pour souffler. Ayant couru toute la nuit pour échapper à son chasseur, elle n’en peut plus. Une nuit sans sommeil, à rester aux aguets, à repartir à vive allure à chaque son suspect l’a éreintée.

Mais la créature est heureuse, elle sait avoir perdue son poursuivant. Sa fuite n’a pas été vaine. Elle se laisse alors glisser dans l’herbe de la forêt, sous les feuilles des arbres florissant au milieu des multiples couleurs que seule cette nature florissante sait nous offrir.

L’orc repense alors à ses compagnons, mort en quelques secondes sans pouvoir comprendre d’où la faucheuse les frappait. Tout est arrivé si vite. Ils étaient pourtant tranquilles, autours du corps de cette jeune fille enlevée sur les bords de l’océan, probablement unique survivante d’un bateau échoué, guidé par leurs lumières et venant s’échouer sur les rivages de Denora. Après en avoir profité d’elle sur ce tapis d’herbe d’une nature printanière, ils s’apprêtaient à mettre fin à ses jours, lentement, pour profiter pleinement de ses hurlements de terreurs qui ferait enfin taire les chants des oiseaux alentours, pour s’amuser de sa frayeur sans nom et la tuer à petit feu lorsque le premier de ses compagnons tomba, une flèche en travers de la gorge, sans que lui où un autre n’ai pu voir d’où cette flèche arrivait.

Très vite la vierge qui ne l’était plus fut oubliée, lui et ses compagnons aux aguets, armes sorties à écouter le moindre bruit alentour pouvant trahir ce lâche tireur embusqué et caché. Puis en moins de cinq secondes deux autres de ses compagnons furent à terre, l’un touché en plein cœur, le second à la jambe, se vidant de son sang au milieu de la clairière et hurlant tel un goret qu’on égorge.

Panique générale. Lui et ses deux compagnons encore debout s’enfuir sans réfléchir. Il eu juste le temps de voir ses deux amis tomber, l’un après l’autre, touchés en pleine nuque, fauchés en plein course. Pas le temps de s’arrêter, même lorsqu’il entendit les hurlements du blessé dans la clairière qu’on devait achever.

Il courut sans souffler …. Toute la nuit. Mais il était en vie. Soulagé, la bête ferme les yeux et se laisse aller à sourire. Malgré la mort de ses compagnons, il est en vie lui. Et finalement, la nature n’est pas si laide qu’il le pensait. Même ses pâquerettes poussant dans les plaines lui faisant face sont magnifiques, la vie est belle. Demain, il tuera un jeune enfant pour fêter sa survie, pour reprendre les petits plaisirs de la vie, il s’en fait la promesse.

Tout est rouge. La flèche le touche en plein œil. Le monstre s’effondre.

L’archer s’approche alors, et ramasse sa flèche. Il sourit à la jeune fille l’accompagnant. La traque n’a pas été trop difficile, la bête tournant en rond, se perdant, revenant sur ses pas, affolée et perdue au milieu des arbres. L’archer n’a eu qu’à suivre ses traces, lentement mais sûrement, tout en escortant la demoiselle.

Ils sont enfin sortis de la forêt et n’ont plus que ces longues plaines arides à traverser pour revenir aux champs de Pont de Pierre. Champs qu’il retrouvera enfin verts, traçant des mosaïques multicolores au gré des plantations, annonciateurs d’une vie retrouvée à Pont de Pierre. Il le sait, la ville sera pleine de couleurs, les étals des marchands plus nombreux affichant mille fruits au milieu des alchimistes et forgerons, un mélange des plus agréables à vivre. Le temps du commerce est de la vie est arrivé.

Mais Pont de Pierre n’est rien à côté de cette nature en pleine floraison. Après ce froid hivernal il aime retrouver toute la beauté de cette nature qui chaque année reprend ses droits et nous offre ses plus belles couleurs. Les oiseaux enchantant nos sens de leurs gazouillis, paradant auprès de leurs belles. Les animaux sortant de leurs tanières pour faire revivre nos forêts. Dieu, que la nature est belle en cette verte saison.

Oui, pour cette année, l’exil de l’archer est enfin terminé.


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MessagePosté le: le Vendredi 22 Juin 2007, 04h20    Sujet du message: Répondre en citant

La chaleur est étouffante. Les champs, jaunis par la sècheresse, annoncent un été difficile pour les cultivateurs. Les plaines du Sud de Pont de Pierre, plus arides que jamais, sont devenues insupportables tant il fait chaud et seules quelques créatures viennent encore y traîner, longeant les rives du Sud sous la protection de la fraîcheur marine.

Pourtant l’archer est là, nostalgique, s’isolant du reste du monde pour goûter un peu de tranquillité. Les rues de la ville lui deviennent par ces temps insupportables. Les odeurs corporelles mêlées aux odeurs des saletés de la ville sont renforcées par la lourdeur des températures. Ces rues abandonnées durant la journée, se remplissent dès la tombée des températures en fin de journée pour devenir bondées de monde et inquiétantes.

Il se préfère donc là, à devoir supporter ses chaleurs plutôt qu’à devoir supporter cette ville, et s’il fait trop chaud qu’importe, il lui suffit alors de se baigner dans eaux douces et naturelles dont la fraîcheur offre ressourcement et apaisement comme nul autre pareil.

Il ôte ses habits, pose ses armes en bordure de rivière et se baigne, nu, dans les eaux du Sud, laissant son corps profiter des caresses naturelles offertes par le faible courant. Il ferme les yeux et se laisse bercer par le son des eaux dans lesquelles il baigne, essayant de profiter par tous ses sens de la douceur de l’instant présent. Il écoute.

Il entend un poison non loin, se jeter une seconde hors de l’eau. Il entend les eaux buter contre un petit rocher non loin de luit. Il entend le bruit que fait le vent dans les herbes en bordure de rivière. Il entend ces pas, lourds et précipités martelant le sol et semblant se rapprocher.

Des pas ! Il sort de son repos, ouvre les yeux et peut voir au loin une troupe faisant voler dans son sillage un nuage de poussière, de souffrance et de mort. Il se précipite alors en nageant vers la berge où sont laissées ses armes.

Ayant aperçu, eux, cet humain isolé se jetant si stupidement dans les eaux, les créatures se sont précipitées et ne sont plus qu’à une cinquantaine de mettre de l’archer lorsque celui-ci, à peine sortit de l’eau, saisit son arc. Les créatures sont au nombre de cinq. Deux d’entre elles s’arrêtent et visent, grâce à une arbalète chargée, l’homme encore nu et trempé, décochant trop précipitamment leurs premiers carreaux qui vont alors se perdre au-delà de l’autre rivage.

Ayant continué leurs course, deux autres créatures en armure de cuir tenant des épées à la main s’approchent de plus en plus. Entre elles court aussi une dernière créature, plus impressionnante et rapide que les deux autres, laissant couler de ses lèvres un délicat filet de bave qui vient finir sur son torse bestial alors qu’elle regarde avec haine l’humain à massacrer.

L’archer décoche sa première flèche, tuant sur le coup et sous les yeux effarés de son compagnon, l’un des deux arbalétriers. La créature la plus rapide se rapproche dangereusement et n’est plus qu’à une quarantaine de mètres lorsque l’archer lui tire dessus, après l‘avoir visée avec calme.

La flèche touche la créature en plein œil droit, endroit que préfère viser comme à son habitude l’archer. Il s’agit du coup mortel qu’il préfère et il est sûr déjà de voir la créature s’écrouler au sol dans une marre de sang tandis qu’il recharge son arc. Mais l'orc, car il s'agit d'un orc, à peine ralentie par l’impact continue de courir, le filet de sang coulant de la flèche plantée dans son œil se mêlant gracieusement, après avoir suivi les courbes porcine de sa joue, à la bave coulant de sa bouche.

Trente trois mètres. L’archer vise le cou. La flèche ressort par la nuque du monstre qui continue encore de courir, hurlant de plus belle à chaque flèche reçue. L’archer, légèrement troublé par les événements, laisse s’envoler une flèche à côté de sa cible alors que celle-ci n’est plus qu’à vingt cinq mètres. Le corps du monstre et maintenant inondé par son propre sang mais cela ne l’empêche pas de courir vers l’archer qui de son côté doit esquiver un carreau tiré par l’arbalétrier resté en retrait.

Quinze mètres. Une nouvelle flèche vient se planter en plein front de la créature mais ne semble pas l’arrêter pour autant. L’archer encoche une dernière flèche et tire sur le monstre se trouvant alors à moins de dix mètres. La flèche traverse la tête de la bête, entrant par son œil gauche et ressortant par l’arrière du crâne, entraînant derrière elle quelques lambeaux de cervelles. La créature continue pourtant d’avancer, fait encore trois ou quatre pas, entraînée par son élan, et vient s’écrouler aux pieds de l’archer.

Les deux orcs qui couraient derrière leur champion sont anéantis par la mort du monstre. Ils se retournent alors pour fuir et peuvent voir avec horreur leur compagnon arbalétrier lâchant son arme et s’écroulant au sol dans une marre de sang s’écoulant du trou laissé par la flèche ayant traversée son œil. Ils n’ont de toute façon pas le loisir d’avoir longtemps peur car cinq secondes plus tard s’écroule le dernier des deux, fauché en pleine course par un nouveau tir en pleine nuque.

L’archer ramasse sur les différents corps ses flèches, les essuie et les range dans leur carquois. Il plonge une dernière fois dans la rivière, gardant cette fois un couteau à la main, puis ressort de l’eau, se laisse sécher par les rayons du soleil et s’habille ensuite.

Il regarde les corps de ses cinq victimes et sourit. Du soleil, la fraîcheur de la rivière et cinq monstres de moins sur Denora. L’été ne pouvait commencer mieux. Il ramasse les armes des créatures et se dirige vers Pont de Pierre, bien décidé à tirer quelques profits des armes ramassées. Il ira au marché de la ville et avec l’argent récolté s’offrira un petit plaisir à l’auberge de la Lampée pour fêter la venue de l’été.


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MessagePosté le: le Mercredi 05 Sep 2007, 13h40    Sujet du message: Répondre en citant

D’un rouge orangé tirant de plus en plus vers le jaune, la feuille vit ses derniers instants. Se détachant de sa branche, elle virevolte au gré du vent et commence sa danse, dans une vrille élégante, passant sous les yeux d’un écureuil occupé à remonter quelques glands.

Allant à gauche, puis à droite, remontant quelquefois, comme pour afficher une dernière fois aux yeux de tous les innombrables éclats de ses couleurs, la feuille n’en continue néanmoins pas son inexorable chute.

Le dernier regard à se porter sur elle sera celui de cet homme, assis adossé contre un arbre et la suivant de ses yeux bleus, rêveurs et heureux ayant laissé à ses côtés son arc, quelques flèches et son chapeau vert et profitant de toute la douceur de cette jeune elfe penchée sur sa jambe. Grimaçant, il reporte son attention sur son adorée, oubliant les beautés de la feuille pour profiter pleinement de celles de l’elfe.

C’est donc abandonnée par le regard de l’archer que la feuille, dans un dernier va et vient, termine son vol pour venir s’étaler au sol, un courant d’air venant la faire vibrer dans une dernière tentative de se faire remarquer. Mais ni l’écureuil occupé à ramasser ses glands, ni le couple adossé à l’arbre, ni encore les deux orcs gisant au milieu de la clairière ne la voient plus.

L’écureuil, avec un nouveau gland de chêne, remonte sur son arbre, non sans un regard vers le couple réunit près de l’arbre qui ne semble pas lui porter la moindre attention. L’homme ne semble avoir d’yeux que pour l’elfe qui elle ne semble avoir d’intérêt que pour la jambe de l’archer.

Se servant d’un morceau de tissu arraché à la chemise de son homme, elle sert fortement ce garrot de fortune autours de la blessure arrachant une dernière grimace de douleur à Chucks qui tâche néanmoins de garder son sourire. La douleur lui fait mal, certes, mais il est heureux, heureux de s’être sortit vivant de cette rencontre inattendue, heureux que son elfe aimée n’ai eu à souffrir aucun mal, heureux qu’elle soit là, à ses côtés pour soigner sa jambes avec toute la douceur dont elle sait faire preuve, heureux qu’elle soit là à ses côtés tout simplement.

Il sait que le chemin du retour sera difficile, que malgré ce garrot il aura du mal à avancer et qu’avec la fraicheur des nuits automnales ils auront froid bien avant d’atteindre Pont de Pierre. Mais il garde son sourire. Il sait qu’elle restera à ses côtés pour braver avec lui les éventuels dangers à venir et il sait qu’il retrouvera les forces nécessaires pour la défendre elle, bien plus que s’il n’avait qu’à se défendre lui-même, et que les heures à venir, bien que difficiles, n’en demeureront pas moins aussi magiques que toute les heures qu’il passe avec l’elfette. Depuis qu’il la connait la vie à retrouvé des couleurs que l’on ne voit normalement qu’en songe et les rouges, oranges et jaunes plus magnifiques les uns que les autres offerts par la saison à venir lui sembleront les plus agréables à regarder de toute sa vie.

Aidé par l’elfe, il se redresse. Elle le couvre de son chapeau sans oublier de lui voler un baiser, l’équipe de son arc et de son carquois sans oublier de laisser traîner ses doigts sur son torse par une douce caresse puis ils s’éloignent de cette clairière, abandonnant derrière eux les corps des deux champions orcs et l’écureuil les regardant s’éloigner une dernière fois, le regard attiré par les long cheveux blonds de l’elfe s’envolant, portés par une brise automnale, avant de remonter dans son arbre avec un nouveau gland.


Dernière édition par chucks le le Mardi 09 Juin 2009, 18h11; édité 1 fois
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MessagePosté le: le Samedi 03 Nov 2007, 18h27    Sujet du message: Répondre en citant

- Voila 2 ou 3 mois que je ne le voyais plus. Je le croyais mort. Il était juste las et le cœur blessé.

C'est quelques mots, lancés au milieu du brouhaha général retiennent votre attention. C'est un jeune elfe portant un carquois sur le dos qui vient de les dire à un homme encapuchonné dans le coin d'une pièce.

- D'après ses dires, il aurait trouvé un travail ou une affaire loin de Pont de Pierre. L'affaire, m'a-t-il dit, lui prendra tout son temps et il n'aura plus le loisir ni les moyens de revenir vers la ville avant longtemps.

L'elfe vous remarque alors, vous regarde un instant, inquisiteur, puis se retourne vers son compagnon que vous ne pouvez entendre mais semblant vouloir en savoir d'avantage. Il reprend alors d'une voix plus basse, un chuchotement qui n'échappe pas pourtant à votre attention.

- L'affaire l'aurait emmené dans un lieu où il s'est coupé de toute communication avec l'extérieur et ce fut un véritable hasard si j'ai pu croiser sa route. Encerclé par une demi-douzaine d'orcs, il est apparu comme par miracle pour me sauver la vie. L’intérêt qu’il porta à mon arc m’a permis de discuter un peu avec lui et de tirer quelques leçons.

L'elfe vide la fin de son verre, se désaltérant avant de continuer.

- Il y a de fortes chances qu'il soit occupé là bas pour un long moment. Je connais quelques orques d'ici qui vont se frotter les griffes à le savoir si loin mais beaucoup d'autres tomberont sous ses flèches avant de nous venir par ici.

L'homme encapuchonné toussote et ils se retournent tous deux vers vous. L'elfe s'avance alors vers vous alors que son compagnon se lève derrière lui, posant la main sur une longue lame lui courant le long de la jambe.

- Si vous voulez en savoir plus, sachez que nous parlons de Chucks qui a trouvé un travail loin de Pont de Pierre et un habitat là bas. Il est dans une telle situation qu'il ne pourra certainement pas nous revenir de sitôt. Quand aux détails de l'affaire qui l'occupe, je ne pense pas que cela vous regarde !

L'elfe s'éloigne alors suivit de son compagnon qui ne cesse de garder un œil sur vous alors qu'ils sortent de l'auberge vous laissant de nouveau en compagnie de votre verre vide.


Dernière édition par chucks le le Mardi 09 Juin 2009, 18h21; édité 1 fois
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MessagePosté le: le Jeudi 27 Déc 2007, 17h57    Sujet du message: Répondre en citant

Jamais ils n’auraient dû s’éloigner autant de Pont de Pierre. Elle le leur avait dit mais ils n’en ont fait qu’à leur tête, comme d’habitude. Et comme d’habitude elle les a suivit dans ce périple censé, d’après Gorchtron, leur rapporter mille et une merveilles. La guerrière, le corps couvert du sang de ses ennemis, mais aussi de celui de ses alliés tombés sur le champ de bataille, se remémore les dernières heures passées.

Tout avait si bien commencé, la carte qu’avait « négociée » Katarina correspondant exactement à leur route annonçait une quête facile. Malgré le froid hivernale engourdissant leurs membres, ils s’en allaient le cœur chaud et la tête emplie de rêves. Les petits groupes d’orcs et de gobelins dont les clans étaient parfaitement indiqués étaient faciles à contourner et à éviter. Les plus grands problèmes ayant constitué en un peu de temps perdu en suivant le mauvais côté d’une rivière à moitié gelée ou en arrivant à un pont écroulé obligeant dans les deux cas à un détour dans des terres blanche vallonnées, boisées et pour lesquelles la déception face aux heures perdues s’effaçait devant la splendeur des contrées traversés.

Mais le destin s’en est mêlé, sous la forme d’un enfant orc semblant perdu dans cette forêt et les attendrissant tous. Comment pouvaient-ils donner la mort à un enfant, même orc ? C’est d’un commun accord qu’ils décidèrent de le laisser vivre. Belle erreur qu’elle regrette maintenant, mais bien trop tard.

Les heures qui ont suivis furent les dernières pour sept d’entre eux, leur pas les guidant vers cette terrible embuscade où les attendaient d’innombrables orcs, des males, des femelles et des enfants, et surtout cet enfant qu’ils avaient épargné et ayant alors guidé ses pairs à la bataille. Cette attaque fut des plus terribles où, encerclés au cœur d’une clairière la jeune femme et ses compagnons durent courir sous une pluie de flèches vers un groupe d’ennemis près à les recevoir à coup de haches et de gourdins. Ce fut un véritable massacre où l’effroi et la panique les firent perdre toute organisation, toute logique de bataille et où ils ne furent que deux à survivre, Gorchtron, le corps transpercé de moult flèches tranchant les lignes ennemis pour leur permettre à elle et lui de passer. Ce brave Gorchtron, dont le courage n’a d’égal que sa petite taille mais n’ayant pas hésité à se sacrifier pour l’aider à fuir, elle, maintenant seule après avoir pleuré son ami mort dans ses bras, obligée de le laisser ainsi, abandonné au bon plaisir des bêtes environnantes, sûrement même des orcs qui eux aussi vont le dévorer, pour pouvoir courir, fuir toujours plus loin, fuir jusqu’à ne plus avoir de souffle puis courir encore et encore.

Et elle est là maintenant, à des lieues de Pont de Pierre, dans le froid glacial, seule elle ne sait où, traquée par des bête assoiffées de sang, à bout de force et entendant leurs cris porcins se rapprocher. Elle n’en peut plus, gagnée par la fatigue et le désespoir, elle se redresse encore, marchant plus que courant car elle n’en a plus la force, mais tentant à chaque seconde de fuir ses monstres qui, elle l’entend, se rapproche encore et encore.

Puis c’est la fin. Guidée par sa peur, elle fuit les hurlements monstrueux pour tomber nez à nez avec un shaman orc, couvert d’un masque d’os et de plume, vêtu de peaux bestiales et commençant une incantation le doigt pointé vers la guerrière, alors que quatre autres orcs, armés eux de piques et de hachoirs se placent devant lui, lui laissant le privilège d’occire cette dernière proie.

La guerrière ferme les yeux, vaincue par le désespoir elle attend sa mort. Elle se surprend à ne plus ouïr que les murmures incantatoires du shaman, les cris des autres bêtes s’étant bizarrement tus.
Puis elle entend un sifflement à son oreille, très proche, si proche qu’elle le sent accompagné d’un souffle faisant voler l’une de ses mèches. Elle entend un hurlement, différent cette fois, non pas un de ces cris de hargne qui l’accompagneront dans ses cauchemars jusqu’à la fin de sa vie, mais plutôt un cri de douleur inhumain.

Elle rouvre alors les yeux pour voir face à elle les quatre créatures courant vers elle, le shaman couché, le corps percé de deux flèches baignant dans son sang.

Les quatre créatures passent à côté d’elle en l’ignorant pour courir vers une jeune fille rousse un peu plus loin, armé d’un arc elfique taillé avec soin et ayant peine à recharger son arme après avoir tiré, en tremblant, à côté de l’un des monstres.

C’est une jeune femme fort belle qui vient de la sauver, dont les cheveux roux doivent se marier avec autant d’harmonie aux couleurs automnales que son teint pâle et pur semble créer pour se fondre dans cet univers hivernal. Ces yeux d’un vert profond ne quittent pas les orcs des yeux, affichant un mélange de peur et de détermination. Elle recharge son arc mais est malheureusement trop lente pour pouvoir tirer avant que le premier orc ne soit sur elle.

Et c’est alors qu’un nouvel homme surgit, armé d’une longue lame fine et d’une dague, il porte lui aussi un arc dans le dos. Se plaçant devant la jeune femme il enfonce son arme la plus courte dans la tête du monstre avant que celui-ci ne puisse comprendre ce qui lui arrive, coupé dans son élan de hargne et de colère. Puis d’un geste rapide et précis il ouvre le ventre du second orc à l’aide de sa rapière, fixant les deux monstres restant de ses yeux bleus perçant. Il relève alors sa rapière vers les deux derniers orcs restant, les stoppant dans leur course. Les créatures ne savent plus ce qu’elles doivent faire, s’étant placées elles même au centre d’un étau et aucun renfort ne semblant arriver.


- Recharge ton arc et vise calmement Miahyelle.

Le guerrier, venant de parler à la jeune archère, continue de tenir au respect les deux orcs, paralysés de terreur et tandis qu’il ne cesse de les regarder, l’archère relève son arc et vise calmement l’une des créatures. Les deux orcs se retournent alors, décidés enfin à fuir plutôt que combattre lorsqu’ils se rappellent la guerrière restée derrière eux.

Celle-ci ayant dégainé son épée leur coupe leur issue et c’est au même instant que les deux orcs terminent leurs vies, l’un transpercé par la flèche de l’archère, l’autre lacéré par la lame de la guerrière.

Souriant alors à la guerrière, les nouveaux venus se présentent alors. L’homme s’appelle « Chucks » et la jeune femme « Miahyelle ». Ils se promenaient dans les bois lorsqu’ils ont entendus les hurlements des bêtes. Ayant fait aussi vite que possible, ils sont malheureusement arrivés trop tard pour ne pouvoir que constater les trop nombreux morts, suivant alors les traces laissées dans la neige pour anéantir les monstres petit à petit, traquant alors les chasseurs et les éliminant les uns après les autres.
La guerrière est épuisée, mais ne veut prendre de repos avant d’avoir offert une sépulture décente ses pauvres compagnons. Les deux amants l’accompagnant et l’aidant dans sa tâche, ils lui offrirent ensuite un toit pour la nuit et un bon repas avant que l’homme ne se propose, le lendemain, de la raccompagner jusqu’à des terres plus sûres.

L’homme semble connaître parfaitement le terrain et la route à suivre pour Pont de Pierre et c’est alors qu’ils sont à mi-chemin que la femme se rappelle où l’avoir vu. Elle avait déjà pu le croiser en ville, son nom résonnant maintenant à ses oreilles comme celui d’une des nombreuses légendes que la ville a pu voir passer. Ces cicatrices caractéristiques lui reviennent à l’esprit comme son sourire charmeur et ses manières de fanfaron. Il semble bien plus en paix maintenant qu’il ne l’était avant, lâchant de ci de là quelques mots arrachant la guerrière à sa tristesse qu’elle aura pourtant du mal à perdre durant les mois à venir.

Et c’est aux portes de la ville, en pleine nuit, après avoir traversé les plaines argileuses du nord, que l’archer s’arrête, laissant la femme entrer seule dans cette ville, accompagnée d’une nouvelle histoire à conter sur cet homme ayant quitté Pont de Pierre voilà quelques mois déjà, et dont certains se vantent d’avoir croisé la route. Il s'en retourne vers sa tendre et le calme de sa nouvelle vie, loin de tous conflits personnels et de toute mesquinerie.


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MessagePosté le: le Vendredi 16 Jan 2009, 17h40    Sujet du message: Répondre en citant

Un an que l'on en entendait plus parler ou plutôt qu'on ne le voyait plus. La plupart le croyait mort. Certains étaient même allé dire avoir vu son corps. Les histoires les plus rocambolesques circulaient à son sujet, mais nul ne savait en fait la vérité.

Après les premiers jours où il ne se montrait plus, certains s'en furent à sa recherche. En vain.

Dès lors les premières rumeurs se levèrent.
Avait-il été enfin tué par l'une de ses innombrables créatures dont il faisait la chasse ?
Un nain affirmait déjà, après les premiers jours, avoir aperçu son corps, où ce qu'il en restait, paix ait son âme, planté sur les pieux des remparts d'un avant-poste orc. Les corps de plus de trente créatures traînaient alors au milieu de la place forte, toutes percées en plein front par une flèche, toujours plantée exactement au même endroit.
Un autre homme affirmait, lui, l'avoir vu sur le dos d'une licorne, galopant alors derrière une demi-douzaine de trolls.
Plusieurs autres affirmaient avoir été sauvés par l'archer qui, après être venu à leur secours, s'en était allé sans le moindre mot, sans le moindre regard vers eux, mais sans oublier de reprendre ses flèche du corps de ses victimes.

Nul ne savait en fait la vérité, mais les rumeurs grandissaient.

Après plusieurs semaines d'absence, les rumeurs avaient changées, transportées et modifiées par la foule, s'embellissant ou au contraire s'épiçant de moult détails plus sordides les uns que les autres, au fil du temps.
A croire que l'archer, disparu de la vue de tous depuis plus d'un mois, avait été vu par tout le monde.
Un ivrogne, connu pour passer toute ses journées à l'Anguille versatile, avait pourtant vu le tireur balafré tuer une horde de trolls attaquant une caravane de marchands entre Albavia et Pont de Pierre.
Le fils du forgeron avait reconnu l'archer dansant sur les murailles de la ville, une nuit de pleine lune, en décochant à chaque couplet une flèche meurtrière sur un groupe de malfrats dont pas un n'en réchappa et dont les corps avaient disparus au petit matin.
On entendit dire, mais nul ne puis dire par qui à l'origine, que l'archer fou fut vu au cœur d'une montagne de cadavres d'orcs, dévorant sans jamais s'arrêter les corps des monstres, plongeant encore et encore ses dents dans les chairs mutilés et pourrissant au soleil.
Un marin pu raconter qu'alors qu'il était attaqué par des pirates il fut sauvé par un archer balafré courant sur les flots et affichant un sourire macabre, sinon pointu comme celui d'un vampire, à chaque brigand tué.
Un aventurier de passage affirmait, lui, avoir vu l'archer courir comme un dément au fin fond des bois, criant sans cesse et laissant sur son passage une longue trace continue de sang bouillonnant. Toute plante mourant immédiatement le long de ces traces.

Et les mois passait, chacun d'eux accompagné d'une nouvelle histoire extravagante sur les délires ou les exploits de l'archer.
Plusieurs fois la rumeur se perdit puis revint, sans crier gare, aux lèvres d'un homme de passage dans un coin d'une taverne et renaissait alors pour quelques jours.

C'est ainsi que Chucks fut le sauveur d'un village quelques mois plus tôt. Pas un habitant ne fut blessé et aucun brigand n'y survécu. Quel village déjà ? Personne ne s'en rappelle, seul l'exploit reste gravé dans les esprits.
C'est aussi ainsi qu'il extermina tous les elfes noirs dans tous le Nord du pays. Pas un ne put échapper aux flèches du tireur et l'on parla même de corps s'envolant en fumée vers la lune lorsqu'ils trépassaient ainsi.
Il fut aussi responsable de la chute d'un roi dans un pays voisin, la rumeur s'étant étalée au delà des mers, transportée telle une marchandise par les navires de commerce.

Mais cela remonte maintenant à plusieurs mois et, comme toute rumeur, celle-ci ne fut plus entendue depuis maintenant longtemps.

Aussi, fûtes-vous surpris lorsqu'après quelques verres cette aventurière parla d'un archer d'exception au visage strié.
Elle parlait alors d'une histoire simple où il n'était pas question de plusieurs centaines ou milliers de créatures, mais seulement d'une poignée, cinq ou six, l'ayant piégée sur un espace dégagé.
Visée par 3 arbalètes, menacée par autant de haches, la femme se pensait perdue, se raccrochant à son arme comme on s'accroche du bout des doigts à la dernière pierre nous retenant à une falaise. On se sait perdu mais l'on s'accroche ainsi de toutes ses forces aux dernières secondes qu'il nous reste à vivre.
Puis une ombre au loin, juste une ombre, se rapprochant sans courir, juste en marchant d'un pas décidé.
Face au soleil, la femme ne peut voir quel fou ose ainsi avancer à découvert face à trois arbalètes.
Les créatures l'on vu et décoche rapidement leurs carreaux, mais le soleil les aveuglant (ou serait-ce les mouvements d'esquive de cet inconnu ?) aucun trait ne fait mouche.
Les bêtes râles, s'énervent et tente de recharger leurs armes. Puis l'une d'elle tombe, s'effondrant dans une marre de sang, percée par une flèche en plein dans l'un de ses yeux.
La femme ne croit pas avoir vu l'ombre tirer et pourtant, une deuxième créature s'effondre laissant un petit geyser de sang colorer la flèche plantée tout au fond de sa gorge.
Les trois créatures armées de haches se précipitent alors vers leur adversaire, vers ce semeur de mort n'ayant pas l'air de les craindre. Une longue lame se profil dans la silhouette du tireur.
Les formes se mélangent et l'aventurière se glisse discrètement vers le dernier arbalétrier, trop occupé à recharger son arme, trop apeuré par la mort si proche lui faisant face qu'il ne la vois approcher dans son dos.
Rapidement les râles et les cris s'arrêtent, trois ombres tombent au sol, les unes après les autres et pourtant toutes semblant choir au même instant. Il en est de même pour le dernier arbalétrier, transpercé par la femme alors qu'il se débattait encore avec son arbalète.
La femme regarde son sauveur, et peut distinguer son visage alors qu'il ramasse ses flèches. Elle lui dit merci, il lui sourit, d’un sourire laissant d'avantage voir les balafres de ses joues mais n’étant pas pour autant dénué de charmes.
Puis il s'éloigne, laissant les corps ainsi, laissant la belle aventurière libre de continuer sa voie et de rejoindre Pont de Pierre.

Cette histoire, moins impressionnante que les innombrables autres, vous marque pourtant d'avantage que les autres. Est-elle vraie ? L'archer est-il encore en vie ?
Vous ne sauriez le dire, mais ce récit semblait bien réel.
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chucks
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MessagePosté le: le Jeudi 16 Juil 2009, 16h50    Sujet du message: Répondre en citant

Adossé à l’ombre bienvenue d’un arbre, assit dans l’herbe sèche jaunie par le soleil, l’archer se laisse aller à ses pensées. Son regard rêveur se perd à contempler les rares nuages qui osent encore défier l’inexorable invasion des rayons solaires sur ce monde alors que ses pensées vont d’Albavia à Pont de Pierre, à ses nombreuses connaissances perdues de vue depuis bientôt deux ans et qu’il lui tarde de revoir.

Voilà une semaine qu’il a reprit le chemin de Pont de Pierre, bien décidé à visiter ses amis en ville, à revoir cette elfette aux cheveux de feu, son blanc bec de compagnon et toute la clique l’accompagnant dans leurs aventures, à revoir ces quelques elfes noirs, malgré tout sympathiques et lui ayant ouvert les yeux sur l’acceptation des autres, à revoir ce nain avec qui il aime tant échanger quantité de bravades adolescentes mais si plaisantes, …

Perdu ainsi dans ses pensées, l’archer ne remarque pas les ombres des créatures se faufilant tout autour de lui. Il n’entend pas les armes sortir des fourreaux, ni les cordes des archers se tendre.

Il continue ainsi à repenser à tous ceux qu’il compte revoir ne serait ce qu’un instant juste pour le plaisir de les revoir. Il s’imagine l’effet qu’il leur fera lorsqu’il leur montrera ce qu’il a apprit auprès de sa belle Miahyelle, leurs yeux arrondis et leurs ébahissements. Oui, il est fin prêt à leur montrer quel homme nouveau il est devenu, assagi, plus ouvert à tout et à tous, un homme nouveau prêt à tout voir et tout essayer, plus calme et serein.

L’une des créatures se glisse derrière l’arbre où est adossé le jeune homme au visage strié et ce dernier, perdu dans ses rêves et ses pensées pour Miahyelle ne l’entend pas lorsque le monstre s’empare subrepticement de ses armes, son arc fétiche, sa rapière et sa masse.
Le monstre à la face porcine s’éloigne alors doucement en emportant son trophée et fait signe à ses compagnons qui sortent alors de leurs cachettes, pointant lames et arcs tendus sur le doux rêveur.

L’archer sans arc sort de son rêve pour se voir encercler par six créatures. Il regarde ses agresseurs tout en leur adressant un franc sourire, sans animosité aucune. Il leur offre alors la possibilité de partir saufs, il ne veut pas les tuer, il se sent bien, l’âme en paix et ne veut pas gâcher se plaisant instant par d’inutiles tueries.

Les orcs rigolent, se jouent de leur future victime et leur mélange de rire et couinement porcin s’accentue encore d’avantage lorsque tâtonnant le sol à ses côté l’archer se rend compte ne pouvoir compter que sur un misérable couteau planté à ses pieds. Pourtant, le rire des monstres s’arête lorsque le jeune homme se lève et leur dit « Et bien, soit, amusons nous un peu si tel est votre désir ». Son assurance est désarmante et les monstres hésitent.

L’hésitation fut fatale. Déjà les deux archers orcs s’écroulent au sol, le haut du corps fumant et le corps brûlé par des rayons d’énergie pure. Le corps carbonisé d’un des deux reste ainsi debout quelques instants avant que les genoux ne cèdent sous le poids et que les corps s’affaissent dans le fracas des armures encore chaudes et la fumée s’en dégageant.

Accaparé par cette vision d’horreur, deux autres créatures ne voient pas de multiples petits projectiles se matérialiser tout autour de l’homme puis accélérer encore et encore pour venir s’écraser sur toutes les parties de leur corps, certains arrêtés par leurs armures, mais de nombreux autres venant les déchirer de toute part sur les bras, les jambes et au visage.

L’un des deux, ayant miraculeusement survécu aux projectiles tombe inconscient quelques secondes au sol avant de reprendre ses esprits et voir ses deux derniers compagnons d’infortunes aux prises avec une sorte de petit diable tout rouge leur sautillant autour tout en crachant du feu, un squelette inépuisable armé d’une hache les harcelant de ses coups répétés et trois aigles géants leur lacérant leurs visages alors que l’archer humain, lui, est occupé quelques mètres plus loin à ramasser ses armes.

L’archer regarde les deux dernières orcs succomber sous le nombre. Il adresse ensuite un sourire désolé à celui resté blessé au sol, sachant que ses créatures n’auront aucune pitié pour lui, avant de reprendre sa route vers Pont de Pierre.

Oui, ceux qui le connaissent vont être surpris.
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